COMPTES RENDUS DE BATAILLES

OPÉRATION MERKUR

AÉRODROME DE MALEME, CRÈTE, 20 & 21 MAI 1941

Par José

Cette campagne s'est déroulée les 06 & 07 août 2005 lors de la manifestation annuelle organisée par "Les Tisseurs de Rêves" à laquelle nous participons tous les ans.

Il s'agissait d'une campagne se décomposant en 3 scénarios de 12 tours chacun.

Chaque scénario se ponctuait d'arrivées de renforts pour les 2 camps, renforts aéroportés pour l' allemand bien sûr. A l'issue de chacun d'entre eux, les joueurs pouvaient récupérer, éventuellement, une partie de leurs pertes et réorganiser leur positions.

Cette campagne a mis en jeu:

 

Le terrain vu du Nord Ouest. Le 1er largage de FJ vient d'avoir lieu.

 

Les objectifs de l'allemand sont de capturer le pont sur la rivière Tavronitis, l'aérodrome de Malème et la colline 107.

En début de partie, le joueur allié (Jeff) ne dispose que de ses 2 compagnies néo-zélandaises mais sans chars. Il dispose la plus puissante sur la colline 107 et ses contreforts. L'autre est positionnée au pied du pont objectif et dans le village à l'ouest. Le placement des Bofors de 40 mm est quant à lui fixe: une pièce à chaque extrémité de l'aérodrome et une au sommet de la colline 107.

Les joueurs allemands voyant que l'aérodrome est sous le feu des bofors, d'une batterie de 25 pdr, de HMG, etc... décident de larguer leur 1ère Cie de fallschirmjäger sur la rivière Tavronitis. Une section d'assaut en planeurs se posera quand à elle à l'ouest de l'aérodrome pour réduire au silence le bofor s'y trouvant. Les paras dérivent plein sud avec le vent et atterrissent au niveau du pont et sur le village, certains directement sur les troupes néo zélandaises.

 

Jeff, le joueur allié

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les paras allemands sont de suite au contact des HMG néo zélandaises!

 

Certaines troupes atterrissent directement sur le pont.

 

Les pertes allemandes à l'atterrissage sont relativement lourdes: 6 socles dont un transporté dans un planeur qui se crashe!

Malgré le crash d'un des 2 planeurs transportant le groupe d'assaut, ce dernier réduit manu militari le bofor de 40 au silence. Ses servants ont été complètement surpris par leur arrivée!

A l'est du village, les choses sont nettement moins clair. Une des 2 sections de FJ larguées est clouée au sol par les tirs ennemis et subies des pertes conséquentes. La section lourdes de HMG tarde quant à elle à récupérer ses containers tous comme le canon de 105 sans recul. Mais la 2ème section de FJ est immédiatement opérationnelle et prend d'assaut dans la foulée le village et en 2 tours détruit la section de HMG qui le tenait. Les 2 sections néo zélandaises restantes vont alors subir un assaut violent mené par cette section de FJ (menée par Fabien).

Les néo zélandais tenant la colline 107 ne savent si ils doivent aller soutenir leurs camarades tenant le pont. Et si une 2ème vague aéroportée arrivait?

 

 

 

 

 

 

 

 

Les néo zélandais tiennent encore le pont mais pour combien de temps?

 

La section d'assaut tente alors d'aller prêter main forte à ses compagnons mais un tir nourri provenant des troupes défendant le pont la cloue. Elle va alors se repositionner pour bloquer une éventuelle contre attaque en provenance de la colline.

Mais, toutes les unités allemandes sont maintenant opérationnelles. Les armes et les munitions dans les containers ont été récupérées. Une nouvelle section néo zélandaise est submergée par un corps à corps court mais brutal. C'en est trop pour la section restante qui prend ses jambes à son coup et se replie loin hors de la table de jeu!

Un objectif vient de tomber entre les mains allemandes! et la partie n'est pas finie...

La 2ème vague devant arrivée sous peu, les fallschirmajäger se dépêchent de traverser la Tavronitis afin de sécuriser le pont face à une éventuelle contre-attaque des Kiwis et être en position pour l'assaut final sur l'aérodrome et la colline. Les commandants allemands sont confiants et se voient déjà gagner la campagne en une seule partie!

Ainsi, la section d'assaut réduite à 5 socles se lance héroïquement à l'assaut du bois bordant l'aérodrome, bois tenu par une section de néo-zélandais. Malgré leur infériorité, les FJ nettoient le bois à coup de lance flammes. Les kiwis reculent.

Les HMG viennent de traverser le pont et vont prendre position pour couvrir l'assaut vers la colline.

 

 

 

 

 

 

 

 

La section d'assaut équipé de lance-flammes part à l'assaut du bois.

C'est à ce moment que la 2ème compagnie de fallschirmjäger est larguée (Fabien en prend le commandement, José commandant alors seul la 1ère Cie larguée). La DZ est l'aérodrome mais un violent vent du nord va déporter les sticks sur les contreforts de la colline 107 en plein milieu des troupes néo-zélandaises. Aie! Les troupes atterrissent presque toutes en terrain difficile: bois, mur, rochers... Les pertes sont terribles! Une section de jäger comprenant 11 socles au moment du largage est réduite à 2 socles suite aux pertes enregistrées lors du largage et avec son container et toutes ses armes à plus de 50 cm! En gros, ils n'ont que des Lugers et quelques grenades à opposer aux HMG et 25 pdr adverses. Mais comme si cela ne suffisait pas, ils sont encercler par 3 sections ennemies. Et bien, même si leur sort est joué, ils combattront jusqu'au dernier homme gagnant leur surnom de "Diables verts"

Plus grave un canon de 75 sans recul sur les deux largués et une équipe de fusil anti-char sont perdus alors qu'au loin on entend le moteur des chars anglais... Les paras se retrouvent dangereusement désarmés face à la contre-attaque alliée qui ne saurait tarder.

Seul point positif, la section d'assaut transportée par planeur se pose en plein sur son objectif: le canon Bofor de 40 mm à l'est de l'aérodrome. Une fois celui-ci détruit, la canon restant sur la colline démoralise et se replie.

Les pertes subies lors du 2ème largage

Une fois le bois au pied de la colline néttoyée, les paras partent à l'assaut de la batterie de mortiers de 3'' néo-zélandaise. Un seul tube et le chef de batterie s'en sortent et se replient derrière une ligne de barbelés. Néanmoins, un seul socle de FJ survit à l'assaut et doit donc arrêter sa progression.

Étant donné les pertes subies au largage par la 2ème vague de paras, ces derniers décident de remettre à plus tard la prise de la colline et se regroupent pour couvrir les deux objectifs déjà conquis et se préparer à la contre attaque alliée. Les Stuka, omniprésents dans le ciel, appuient efficacement ce redéploiement. Mais les Kiwis ont le peau dur. Il ne faudra pas moins de 12 Stuka pour arriver à détruire deux pièces de 25 pdr! Les rares Gladiator qui osent s'aventurer au dessus de la table sont balayés par les BF-109.

La section d'assaut vient de nettoyer le dernier Bofor tenant l'aérodrome.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et maintenant, elle va couvrir le retrait de la section lourde de HMG larguée en plein sur les positions ennemies.

 

Les néo-zélandais savent qu'ils ne pourront bouter les allemands hors de l'aérodrome sans renforts et ne contre attaque pas immédiatement. Les fallschirmjäger se retranchent donc, profitant des tranchées naturelles que forment les canaux d'irrigation. Le décor pour le 2ème scénario est jeté.

Bilan de ce 1er scénario:

Placement au début du 2ème scénario

 

Le 2ème scénario débute par l'arrivée par le bord est de la table d'une compagnie de maoris, aux ordres de Mathieu, appuyée par 3 Matilda I. Juste à l'est de la rivière Tavronitis, 2 Matilda II et un Matilda II CS débouchent aussi.

La contre attaque alliée débute. Les sections de maoris forment une longue ligne. Si les Matilda I n'effraient pas beaucoup les FJ, les Matilda II quant à eux vont causer des problèmes aux paras.

Les paras rameutent rapidement leurs seules armes qui peuvent jouer un rôle anti-char: deux canons sans recul de 75 et 105 mm et un fusil anti-char! Les Matilda II commencent à mitrailler les paras, qui se terrent dans leur trous individuels. Le 105 sans recul se rapproche et une fois en portée décoche un coup au but sur un des blindés. Celui-ci flambe! Hourra! Les deux Matilda survivants manoeuvrent et détruisent le canon de 75. Le 105 touchent les chars restant mais ne réussit pas à percer les lourds blindages. Les Matilda ripostent et font voler en mille morceaux le 105. Aie! Plus rien ne peux stopper les Matilda II.

Le 105 sans recul vient de rentrer en action face aux Matilda II.

 

Pendant ce temps là, les Stuka ne relâchent pas le pression et harcèlent les maoris. Une des sections perd ainsi son chef et doit attendre le second de la compagnie pour être reprise en main et reprendre son attaque. L'un des Matilda I est détruit. Voyant cela, les néo-zélandais déploient les panneaux orange d'identification qu'ils ont récupérés dans des containers allemands capturés. Deux Stuka se trompent ainsi de cible et bombardent leurs propres troupes.

Stuka!

 

Mais c'est alors qu'arrive une nuée de Ju-52 et de planeurs qui larguent une nouvelle compagnie de paras et surtout l'armement lourd. C'est ainsi qu'arrivent canons de Flak de 20, Pak-36 et 75 de montagne. Les pertes au largage sont nettement moins importante que précédemment. L'aérodrome est totalement saturé par le posé des planeurs.

Les 75 de montagne, à peine débarqués, ouvrent le feu en tir direct sur les Matilda II et en font évacuer un. Les blindés anglais sont totalement surpris mais continuent la lutte. Une section de paras qui vient de se poser à 30 cm des Matilda II est clouée et subit quelques pertes. L'équipage du char britannique remonte et continue son oeuvre de mort.

Pendant ce temps là, les maoris, dans la plus grande tradition de la 1ère Guerre Mondiale, chargent baïonnette au canon, les paras retranchés dans le lit d'un ruisseau. Mais les mitrailleuses allemandes ouvrent alors le feu semant la mort dans les rangs maoris. Un lance-flamme finit de les clouer. Les paras contre chargent et détruisent la section de maoris. Ils continuent leur charge et percent sur les Matilda I qu'ils détruisent à coup de lance-flamme. La contre-attaque des maoris est stoppée, ces derniers se replient.

Il ne reste plus aux paras à neutraliser les derniers Matilda II pour pouvoir monter à l'assaut de la colline en "toute sécurité". Ce sera le travail des redoutés Stuka. Deux d'entre eux en font de la ferraille fumante. Plus rien ne pourra arrêter les "diables verts".

La section de FJ clouée par les Matilda II se reprend et part à l'assaut mais elle doit traverser une vaste étendue à découvert. Les Vickers néo-zélandaise vont alors crépiter et la décimer! L'assaut de la colline est mal parti...

Les positions néo-zélandaises sur les flancs de la colline 107.

 

Mais la batterie de 75 de montagne rentre commence à bombarder la colline clouant tout ce qu'y s'y trouve. Les vagues de Stuka ne cessent plus de se relayer au dessus du champ de bataille. Les pertes subies par la compagnie de maoris sont telles qu'elle démoralise et se débande. Les redoutables guerriers maoris n'ont guère impressionné les non moins redoutables "diables verts" avec leur Hakka! Les néo-zélandais sont maintenant seul pour tenir leur position. Profitant du couvert offert par un bois sur le flanc ouest de la colline, les paras partent à l'assaut. Ils enlèvent à la grenade les positions de la section de Vickers et percent sur la section de Kiwis tenant le sommet. Au pied de la colline, une autre section de néo-zélandais est anéantie au prix de lourdes pertes. Celles subies par les alliés sont telles que leurs dernières troupes se replient loin du champ de bataille, laissant les allemands maîtres du terrain.

Les fallschirmjäger tiennent tous les objectifs avec un scénario d'avance! Vu les pertes alliées, ces derniers décident de ne pas jouer le dernier scénario et replient leurs troupes dans le sud de l'île où la Royal Navy va les évacuer vers l'Égypte.

Une grande victoire allemande mais au prix de pertes conséquentes et somme toutes historiques!

Les paras allemands, tous déjà vétérans des campagne de Norvège, de Hollande et de France, se voient attribuer en nombre des Croix de Chevalier. Les chefs d'unité se voyant même décerner les feuilles de chênes.

Les fallschirmjäger sont des Old Glory et des Battlefront Miniatures peintes par Fabien et Cyril.  Les néo-zélandais et les maoris sont des Battlefront Miniatures peintes par Jeff et Cyril. Le terrain a été réalisé par José.

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